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Réactions des Présidents du Conseil Départemental du Bas-Rhin, de l'Eurométropole et de l'ADIRA

Le Conseil Départemental du Bas-Rhin et l'Eurométropole sont les deux collectivités qui financent l'ADIRA. Frédéric Bierry, Président du Conseil Départemental, Robert Herrmann, Président de Strasbourg Eurométropole et Guy-Dominique Kennel, Président de l'ADIRA et sénateur, ont réagi aux propos de Marylise Lebranchu quant aux agences départementales de développement économique. 
 
Frédéric Bierry :
 
 "Je veux réagir aux propos de madame la ministre Lebranchu repris par la presse ce matin. Non madame la ministre l'ADIRA ou le CAHR ne devront pas disparaître. C'est un non-sens que de dire que les agences de développement économique doivent disparaître au moment où dans les territoires il nous faut soutenir les entreprises et l'emploi. Madame la ministre, l'ADIRA et le Département ont leur destin lié et nous allons examiner avec nos partenaires, ici, en Alsace, les voies et les moyens de poursuivre ce soutien, vital à l'économie du Bas-Rhin, et en toute confiance avec les équipes de l'ADIRA, son président, son conseil d'administration et son personnel de qualité. "
 
Robert Herrmann : 

"Les propos de Marylise Lebranchu, sur le devenir des agences de développement économique des Départements appellent de ma part la réaction suivante quant à la situation de l'ADIRA.

Comme élu local, ancien Conseiller général et aujourd'hui Président de l'Eurometropole de Strasbourg, j'ai pu constater depuis de nombreuses années le savoir-faire et le professionnalisme de l'ADIRA et de ses collaborateurs dans la relation aux entreprises.

Comme l'a indiqué ce matin  le Président du Conseil départemental  Fréderic Bierry,  la disparition de cette agence serait un non sens à l'heure où nos territoires se battent pour défendre le développement économique et l'emploi de nos concitoyens.
Je connais le rôle très important qu'a joué l'ADIRA en lien avec ses partenaires institutionnels dans de nombreux dossiers industriels,  permettant ainsi de débloquer des décisions d'investissements, de sauvegarder et de créer des emplois.

Certes, dans l'optique de la loi Notre et de la clarification des missions dévolues aux différents niveaux de collectivité, le rôle, les sources de financement et le statut de l'ADIRA seront amenés à évoluer. Mais la permanence d'une structure reconnue et qui fonctionne efficacement me semble indispensable. »

Guy-Dominique Kennel :

"De passage pour quelques heures jeudi dans cette Alsace toujours incomprise du pouvoir jacobin parisien, Madame la ministre M.Lebranchu nous a donné une leçon d'incompétence et surtout de mépris en appelant de ses vœux la disparition de l'ADIRA, agence de développement économique du Bas-Rhin, la plus ancienne de France, encore récemment citée au CNER comme l'une des toutes meilleures du pays, et de son homologue haut-rhinois, le CAHR.

L'ADIRA, une agence surtout unanimement appréciée des élus et des entreprises du territoire, qui présente chaque année depuis 1950 -avec un effectif et un budget maitrisés- des résultats importants en matière d'implantation, de création, de développement et de sauvetage d'entreprises industrielles et tertiaires supérieures.

Incompétence et mépris en venant appliquer à l'Alsace un cadre national doctrinaire et autoritaire, sans aucune connaissance et respect des équilibres et savoir-faire locaux. Le centralisme non-démocratique dans toute sa splendeur !

Incompétence et mépris de la représentation nationale, en venant annoncer des mesures qui pourraient hypothétiquement découler d'une loi qui est en discussion, et non votée. On piétine sans vergogne les élus de la Nation et de ses territoires !

Incompétence et mépris en venant dire aux Collectivités alsaciennes et à leurs élus ce qu'ils doivent faire, en jetant l'huile sur le feu, à un moment où justement les exécutifs, et notamment les Présidents de Conseils Départementaux fraîchement élus, entamaient des discussions sereines sur l'avenir de leurs politiques et outils, dans le contexte budgétaire que l'on sait, lui-même occasionné par l'incurie de l'Etat.

Madame la ministre ne sait-elle pas en effet que la loi NOTRe peut encore changer, qu'il faudra ensuite mettre en place l'an prochain à l'échelle de la "grande région" un Schéma régional de développement économique, que dans ce cadre des articulations innovantes et efficaces peuvent se trouver entre Collectivités et organismes satellites, et qu'en tout état de cause la deadline pour l'ADIRA n'est qu'à fin 2016 et qu'il est donc inapproprié de se livrer aujourd'hui à de telles prophéties contreproductives?

Mépris des personnels de l'ADIRA, apprenant à la une du journal, ainsi que leurs familles, la disparition brutale de leur emploi, rayé d'un trait de plume par oukase ministériel !

Et je pourrais continuer...

Madame la ministre, rentrez à Paris avec votre mépris de l'Alsace et laissez-nous régler nos affaires ! Des discussions sont entamées au plus haut niveau des diverses Collectivités et nous saurons trouver ce qui est bon pour nous. Vous qui chaque jour créez de nouvelles usines à gaz, des machins qui ne fonctionnent pas, ne venez pas casser une bonne agence, qui marche, et qui contribue à l'implantation et au sauvetage de vraies usines, et des emplois et investissements qui vont avec !

Merci à tous les responsables économiques et politiques mais aussi aux nombreux simples citoyens qui ont vendredi manifesté - par email, sms, téléphone, et sur les réseaux sociaux- leur attachement à l'ADIRA, aux premiers rangs desquels les Présidents Bierry, Herrmann et Heimburger. Ces témoignages de respect pour son travail sont allés droit au coeur de l'équipe de l'ADIRA.

Plus que jamais, le combat pour l'économie, l'investissement et l'emploi au plus près des territoires bas-rhinois et alsacien continue, avec l'ADIRA en pointe."
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