mercredi 3 mars 2010
Stratégie économique Union Européenne 2020 : une philosophie nouvelle doit se mettre en place
La Commission Européenne travaille actuellement à sa future stratégie économique. Le problème est qu'elle risque d'être bancale si elle ne prend pas en compte le fait que les fondations ne sont pas encore très solides.
En effet, les objectifs des stratégies précédentes, dites de Barcelone et de Lisbonne, n'ont été que partiellement atteints : investissements privés et publics en recherche et développement insuffisants, sous-capitalisation des PME européennes, valeur ajoutée des systèmes de soutien aux PME encore mal mesurée, retards dans la réalisation d'un marché intérieur fluide et harmonisé, carences en matière de financement des jeunes entreprises et de marchés publics ou partenariats publics/privés stimulant la prise de risque et les produits et services très innovants... Il paraît important d'en tenir compte si l'on veut partir sur des bases non tronquées.
Par ailleurs, on peut se demander si l'administration européenne est aussi ouverte, innovante et agile qu'elle demande aux entreprises de l'être ? L'administration devrait peut-être montrer l'exemple et, plutôt que de chercher à commander l'innovation, détecter les opportunités d'innovation et aider les acteurs locaux à les mettre sur le marché et à les utiliser. Il semblerait logique alors qu'elle s'appuie plus sur les caractéristiques des divers territoires et notamment capital humain de proximité et capacité d'innovation régionale. Ainsi, certains dispositifs pourraient être complètement régionalisés, pour plus d'efficacité. Le niveau européen s'attacherait à favoriser les bonnes pratiques d'ingénierie financière, de marchés publics et de partenariats encourageant l'innovation et l'entrepreneuriat, et à évaluer la réussite des programmes et expérimenter pour que l'Europe soit à la pointe de la nouvelle économie de la connaissance et de l'innovation.
C'est le message que les agences de développement européennes vont adresser à la Commission.
Vincent Froehlicher, Directeur Général de l'ADIRA
1. Par Pierre BOURGUIGNON le 4 mars 2010 à 18h03
Vincent Certes..... Mais depuis quand le business se décrète dans/via une administration ? La question est la validité des "dispositifs"....Je n'irais pas jusqu'à questionner de la fonction du politique en la matière....Quoique! Toujours est il que le question de base demeure: Comment donner à des entrepreneurs l'envie d'entreprendre...? Mais on peut continuer à agiter les media sur le thème, puisque ça ne coûte pas cher....apparemment! Au fait, 16% de la valeur ajoutée en France pour l'industrie, c'est un peu court, non? Pour moi, les jeux sont faits, mais il est bien tentant de proposer à nos enfants d'aller faire leur vie ailleurs.... Heureusement, qu'ils m'écoutent encore....pour leur bien! Pierre
* = Champ obligatoire
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